Le journal étudiant La Camisole parle d’Assas Patriote

 Assas Patriote comble un vide politique à Paris II
Depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui, la droite patriote a vécu une longue traversée du désert. Cela s’est traduit dans l’enseignement supérieur par le regroupement des étudiants au sein d’un syndicat fédéral, l’Union Nationale Inter-universitaire.
Ce syndicat avait pour ambition de réunir toutes les sensibilités de droite avec un objectif affiché de formation idéologique. Beau projet, qui n’a cessé d’être renié dans les années qui ont suivi sa mise en place. Aujourd’hui l’UNI n’est plus qu’un syndicat revendiquant toujours un ancrage à droite et dont le seul intérêt est de constituer l’antichambre du parti Les Républicains, parti qui n’est lui-même plus que l’ombre projetée des sociétés de pensée
gauchistes.
La capitulation du parti dit de droite modérée sur la question du mariage homosexuel est à cet égard révélatrice. Comme leurs maîtres de l’UMP, les membres de l’UNI avaient milité contre le «mariage pour tous» en 2013. Et comme leurs maîtres ils ont aujourd’hui abandonné ce combat ce qui n’est pas très surprenant, l’autonomie politique de cette organisation étant contrariée par son absence d’autonomie financière. Le syndicat est en effet financé par plusieurs élus LR.
Alors que la politique universitaire est très étroitement circonscrite par les axiomes de l’UNEF et de l’UNI, il n’y a rien d’étonnant à ce que les étudiants s’en détournent. Chacun conviendra qu’avoir Alain Juppé comme horizon électoral en 2017, ce n’est pas très enthousiasmant. Les étudiants ne veulent pas de ces idées à l’emporte-pièce qu’on leur sert jusqu’à saturation dans les médias destinés au «grand public».
C’est particulièrement vrai à la faculté Assas, université de droit et de science politique : le psittacisme ne fait pas partie des compétences du bon juriste ou du bon politologue. D’où la nécessité, dans une université saine, d’avoir des associations qui invitent des personnalités diverses afin de discuter d’aspects cruciaux de la vie publique : souveraineté, identité, euro, immigration.
Un professeur averti gardera une certaine neutralité politique, se limitant à quelques clins d’œil dans ses cours. Le pénaliste pourra ainsi signaler que le principe d’individualisation des peines sonne le glas de l’enjeu d’égalité du principe de légalité, la peine infligée étant laissée à la libre appréciation du juge. Aux associations d’interpréter de telles remarques pour en discerner les enjeux politiques. Elles doivent prendre le relais de l’enseignement académique. Or sans pluralisme politique au sein des associations étudiantes, ce relais est biaisé.
Le recentrage de l’UNI avait donc laissé un vide politique pour la droite patriote à Assas. Un comble quand on sait qu’Assas est la fille aînée de la droite universitaire, la faculté gauloise résistant encore et toujours à l’envahisseur gauchiste. Cet affront fut réparé en 2013, avec la création d’Assas Patriote. Cette association a pour objectif de réunir tous les étudiants patriotes afin de favoriser l’entraide académique d’une part ; l’émulation intellectuelle d’autre part, en organisant des conférences destinées à aiguiser l’esprit critique. Nul doute que cette initiative est promise à un grand avenir. Assas Patriote s’est offert deux représentants aux dernières élections étudiantes, et a fondé une fédération nationale ouverte à tous les établissements.
Fatalis Lux

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