Les bloqueurs et leurs complices

Cela fait plus d’un mois que se déroulent dans toutes les grandes villes de France, Paris, Lyon ou Nantes en particulier, ce qu’il est convenu d’appeler par euphémisme des « blocages».

Ce terme désigne en fait la situation où quelques dizaines de d’agités d’extrême gauche s’arrogent le droit de barricader les portes d’un établissement scolaire ou universitaire en empêchant physiquement quiconque d’y entrer, et accessoirement de saccager les lieux (plus de 20 000 euros de dégâts à la Sorbonne).

Ces blocages, qui font partie de la grande mystique de l’extrême gauche, empreinte de violence, sont le fait de jeunes pionniers qui auraient rêvé être compagnons de route.

A défaut de chercher du blé caché dans les fermes de koulaks, ou de brûler des églises, ils ruinent tout de même le bien commun de la Nation en empêchant les savoirs de se transmettre et en souillant par-là la réputation de l’université française.

Depuis bientôt cinquante ans la sociologie du bloqueur a peu évolué. Il n’est pas à une hypocrisie près. Combien parmi ces gardes rouges ont travaillé en entreprise ? ne serait-ce que devant un bureau ? Ne parlons même pas d’une tâche impliquant le maniement d’un outil !

Mais le problème ce n’est pas eux. Ce ne sont que quelques dizaines d’agités mal éduqués. Non le véritable problème c’est qu’ils ne sont pas seuls.

L’UNEF est avec eux, offrant à leurs agissements un paravent légal et démocratique. L’UNEF qui a pignon sur rue et qui donne des leçons de morale à toute la classe politique, même aux professeurs (nous en avons eu une illustration à Paris II à a suite de la protestation d’un constitutionnaliste face au port du voile d’une de ses étudiantes). L’UNEF, syndicat autoproclamé défenseur de la condition étudiante est le principal représentant des bloqueurs auprès du gouvernement…

Le gouvernement précisément doit également être épinglé. Tout bienveillant qu’il est. Gouvernement chargé de l’intérêt général mais qui somme les forces de l’ordre de ne pas intervenir, sinon pour empêcher les étudiants de débloquer les facs !

Que dire enfin de la complicité de certains présidents d’université. Les bloqueurs leur inspirent une peur irrationnelle. Cette peur les sclérose, à tel point qu’ils n’osent pas non plus demander à la police d’intervenir.

Tout cela conforte quelques marginaux dans un sentiment d’impunité inouï (il est encore question de faciliter le passage des examens aux participants des blocages, puisque ceux-ci n’ont pas pu réviser !).

Bien que ces individus aient choisi délibérément d’exclure tout dialogue avec leurs camarades soucieux de passer leurs examens il demeure plusieurs manières de lutter contre la prise d’otage que constituent les blocages.

La plus efficace consiste à s’organiser. Nous devons exprimer notre ras-le-bol d’une seule voix auprès des présidents d’universités et des médias. Il est urgent de s’engager pour un mouvement qui défend les intérêts des étudiants sans crainte d’être excommunié par les syndicats complices des casseurs.

Un mouvement qui n’a pas peur de l’avenir, pour qui l’université est un lieu d’édification et de culture et non un terrain de jeu pour émeutiers.

Face aux blocages, rejoins l’Union des Etudiants Patriotes !

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