Nuit debout se fait jour

L’Union des Etudiants Patriotes s’est rendue place de la République à Paris pour assister de près au mouvement Nuit Debout. Nous souhaitions observer et échanger avec des participants avant de rédiger un communiqué sur le sujet.

Ce que nous avons vu et entendu est bien plus grotesque que ce que nous imaginions.

Malgré un calme – à saluer – aux alentours des conférenciers qui se succèdent, les manifestants étaient fermés voire agressifs. On nous a immédiatement tourné le dos quand nous avons affirmé en substance que le cycle de conférences ressemblait à un concours de démagogie et d’infantilisation. D’autres interlocuteurs se sont également crispés quand nous avons accusé leurs intervenants de confondre systématiquement ordre et répression, patriotisme et fascisme, hiérarchie et aliénation.

Toute tentative de débat a donc tourné court. Nous ne sommes pas les seuls à avoir été menacés, en témoigne l’expulsion d’Alain Finkelkraut, venu lui aussi discuter samedi.

Nous étions prévenus. La LGBTIQPA, entendez Lesbienne Gay Bi Trans Intersexe Queer Pansexuel Assexuel, affirmait samedi dans un descriptif que certaines de ses réunions seraient « non mixtes », autrement dit qu’elles n’accueilleraient que ceux qui leur ressemblent, qui pensent et vivent comme eux. L’exclusion et le totalitarisme LGBT étaient affirmés de façon décomplexée, « nous attendons que les personnes non bienvenues s’excluent d’elles-mêmes. » La ségrégation au nom de l’égalité… comme l’a résumé François-Xavier Bellamy.

Le clan des bourgeois mi-larmoyants mi-fielleux était malgré tout ce qu’il y avait de mieux en stock. Pour le reste, nous avons croisé un ramassis d’alcooliques et de drogués. Les pertes d’équilibre de poivrots étaient nombreuses. Tout comme les beuglements inintelligibles.

La mouvement qui occupe la place de République est bien entre les mains d’extrémistes de gauche, d’anarcho-communistes, d’écologistes ultras et autres paumés, que personne ne juge utile d’exfiltrer, malgré les nouveaux affrontements qui ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi. Ces manifestants contestent et dégradent pour une seule raison, nourrir leur sentiment d’appartenance à une cause subversive.

Rien d’étonnant à ce que le mouvement ne fonctionne pas en banlieue. Pour les habitants de la petite couronne, ceux de la République sont des bobos parisiens.

En somme, la France entière méprise ce mouvement, qui fait pourtant l’objet d’une surmédiatisation. Mais contrairement aux familles qui défilèrent pacifiquement contre le « Mariage pour tous », ces individus ont plutôt bonne réputation auprès des élites – Mme Taubira les regarde même avec « tendresse et espoir » – et les plus jeunes d’entre eux, qui caillassent les effectifs de police et bloquent lycées et universités, ont fait reculer le gouvernement. Celui-ci se rend-il compte du message envoyé : « bloquez, cassez, vous obtiendrez gain de cause » ?

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