Communiqué relatif aux jérémiades de Jawad Martinet

Nous avons appris que l’UNEF se plaignait du dispositif policier mis en place lors des manifestations contre la loi travail. Accrochez-vous bien, le camarade William Martinet, premier secrétaire, aurait même eu « le sentiment que les forces de l’ordre n’étaient pas tout le temps irréprochables ». Vous imaginez ?

Et lui d’en tirer la conclusion qui s’impose : ce comportement pas tout le temps irréprochable a participé à la montée des tensions car, décrète-t-il, « face aux violences, la responsabilité est aussi collective ».

D’abord, la chose est risible en soi. L’UNEF s’insurge de ce que la police leur ait bloqué l’accès à la place de la Bastille, mais bien entendu, il n’y a pour elle rien de mal à bloquer l’accès d’une université à des étudiants qui vont en cours et à mettre le feu aux établissements.

Ce mode pensée est typique du socialisme depuis plus d’un siècle : quand la loi s’applique contre les menées insurrectionnelles, c’est une violence bourgeoise, fasciste, colonialiste etc… mais quand ils enfreignent violemment la loi, c’est une revendication légitime et le sens
de l’histoire.

Et puis de toute façon, précise l’UNEF, les casseurs, c’étaient pas eux ; « Ce sont des groupes de casseurs assez identifiés et c’est normal et légitime que les forces de l’ordre réagissent (Ouf ! ndlr). Le problème, ce n’est pas l’attitude des forces de l’ordre face aux casseurs, c’est l’attitude des forces de l’ordre face aux cortèges pacifiques. » Padamalgam ! « Les casseurs c’est pas nous, c’est des gens qui sont là mais on les connait pas, on sait pas qui c’est » dixit Jawad Martinet.

Après tout, pourquoi pas. On peut comprendre que les futurs dir-cab ou directeurs généraux des services de la ville de Paris puissent être offensés qu’on use contre eux de la force publique, eux qui sont l’avant-garde du prolétariat en jeans troués.

Mais il y a un second problème : nous n’avons pas le même souvenir de ce qui s’est passé et ces déclarations larmoyantes posent une question de taille : le politburo de l’UNEF vit-il dans le même univers que le commun des mortels ?

Parce que ce que nous avons vu, ce sont surtout des lycées et facultés bloqués pendant un mois, mais aussi la place de la République, au cœur de Paris, occupée pendant plus une semaine par le mouvement « Nuit debout ». En plein « état d’urgence », rappelons-le.

On a vu les instigateurs de ces troubles être reçus à l’hôtel de Matignon avec force hospitalité, discuter de la loi travail entre gens qui n’ont jamais travaillé en entreprise et qui se font comme on l’a vu, une idée plutôt malléable de ce qu’est la loi.

Par conséquent, quand l’UNEF nous parle de violences policières, nous nous demandons ce dont ils peuvent bien parler.

Nous, les patriotes, subissons à chaque occasion une sévérité de la police et de la justice sans égale. Rappelons l’interdiction pure et simple d’une manifestation des Calaisiens, qui a abouti l’arrestation musclée d’un général de la légion, quand ceux-ci voulaient simplement protester contre la présence, non seulement préjudiciable à toute leur ville mais en plus parfaitement illégale, des clandestins.

Mais gageons qu’une prochaine grève viendra pour forcer la réalité à mieux se plier (après coup) aux revendications de l’UNEF.

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