Communiqué de l’Union des Étudiants Patriotes – Le progrès correspond à ce qui est mieux, pas à ce qui est nouveau

Nous vous donnons rendez-vous ce soir place Saint-Augustin pour défendre LA famille.

Bien que votée il y a bientôt 3 ans, la loi Taubira sur le « mariage pour tous » refait son apparition régulièrement dans l’actualité au gré des déclarations de telle ou telle personnalité. Dernière en date, celle de Florian Philippot. Répondant à une question d’un journaliste sur l‘importance de l’abrogation du « mariage pour tous », il affirme dans Le Monde du 12 avril 2016 que « la question de la culture du bonzaï compte aussi beaucoup, ce n’est pas pour autant que l’on va lancer un collectif sur le sujet ».

Si on laisse de côté le mépris d’une telle provocation, cette déclaration est malheureusement révélatrice de l’indifférence qu’affichent un certain nombre d’hommes politiques sur un sujet aussi fondamental que la famille, alors même que Christiane Taubira présentait son projet comme une « réforme de civilisation ». En dehors du Front National qui, malgré l’ambiguïté entretenue, s’est engagé à l’abroger, il ne reste guère plus que Jean-Frédéric Poisson et Hervé Mariton (dont il faut saluer la force de conviction) parmi les candidats à la primaire chez LR, pour s’opposer jusqu’au bout à la réforme de Madame Taubira.

Face au relativisme moral qui voudrait qu’un enfant n’ait pas plus besoin d’un père et d’une mère, que de deux parents du même sexe, il est important de rappeler que le progrès correspond à ce qui est mieux et non pas à ce qui est nouveau, et que rien ne garantit que l’avenir soit mieux que le passé. A écouter les défenseurs du « mariage pour tous », il s’agit là d’une avancée formidable en matière de liberté et d’égalité, qui a permis d’ouvrir de « nouveaux droits », comme si la société française avant 2013 était obscurantiste. Au moins, l’avantage du Progrès, c’est qu’il est infini.

Par ailleurs, l’artifice des promoteurs de ce projet, consistant à dire que cette loi ne concernait que le mariage et l’adoption pour les personnes de même sexe, excluant ainsi les questions de PMA et de GPA, n’a pas tenu bien longtemps. Un an après le vote de la loi, la CEDH (arrêt Mennesson rendu le 26 juin 2014) condamnait la France, pour avoir refusé de retranscrire les actes d’état civil d’enfants nés d’une GPA à l’étranger et le lien de filiation avec les parents. Nous sommes donc actuellement dans une situation totalement hypocrite, qui consiste d’un côté à interdire la GPA dans la loi française et de l’autre, à permettre le contournement de cette même loi en assurant une reconnaissance des conséquences de cette pratique à l’étranger. L’interdiction française est par conséquent devenue totalement inutile. Les personnalités politiques ayant pris position sur ce sujet ne sont pas sans le savoir.

Enfin, en mars dernier, cent trente médecins ont reconnu dans Le Monde avoir aidé des « couples homosexuels dans leur projet d’enfant », en parfaite violation de la loi française. Ils en appellent ainsi à une modification de la loi en ce qui concerne la PMA, ce qui était initialement prévu dans le projet de Madame Taubira.

Les suites vertigineuses de la réforme de civilisation portée par le Garde des Sceaux de l’époque se font donc bien sentir, et La Manif Pour Tous avait raison de s’opposer d’abord au mariage homosexuel, mais également aux conséquences qu’il entraîne inéluctablement sur la filiation, avec l’adoption, la PMA et la GPA.

L’Union des Étudiants Patriotes invite tous ses sympathisants à continuer de mener ce combat pour la défense de la famille, qui ne se limite pas à la seule question du mariage pour tous, en rejoignant les différentes manifestations et veillées qui continuent de se dérouler partout en France depuis trois ans. Une génération s’est levée pour préserver le Bien commun, et rien ne l’arrêtera !

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