Sélection en master : on vous explique tout

Le récent décret n° 2016-672 du 25 mai 2016 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do…) relatif au diplôme national de master, qui autorise les universités à sélectionner les candidats de certains masters, a été très critiqué par la presse, les étudiants et les enseignants, notamment pour son caractère illisible. L’Union des étudiants patriotes se propose de clarifier la situation.

Le nombre et la dénomination des master 2 sont déterminés dans chaque université par des arrêtés non publiés au journal officiel, selon la classification suivante : domaine, mention, spécialité. Seules les mentions de master 2 figurent dans le décret autorisant la sélection, et non les spécialités. Il faut donc se référer à la mention à laquelle est rattaché tel ou tel master pour savoir s’il est sélectif. Si la mention de rattachement figure dans le décret, alors le master correspondant est sélectif.

Par exemple, pour l’université Paris II Panthéon-Assas, tous les domaines et les mentions de master 2 figurent sur le site de l’université, à l’adresse suivante : http://www.u-paris2.fr/51702624/0/fiche___pagelibre/ On observe que les domaines sont le droit, l’économie – gestion et les sciences politiques et sociales. Les mentions sont le droit public, le droit privé, les relations internationales, etc. Les spécialités sont le droit fiscal, le droit public approfondi, le journalisme, etc.

La dénomination des mentions peut cependant différer entre le décret et la liste fournie par le site de l’université. C’est le cas pour l’université Paris II Panthéon-Assas, mais on peut remarquer que la liste fournie par le site de l’université et la liste du décret contiennent chacune un total de 18 mentions, ce qui signifie que la sélectivité est maintenue pour tous les master 2 à Assas, conclusion confirmée par l’administration de cet établissement.

Il serait souhaitable que les universités publient les arrêtés relatifs aux mentions et aux spécialités de master qu’elles proposent, afin que chacun puisse savoir exactement quelles formations sont sélectives. L’université Paris I propose par exemple la mention droit fiscal, qui figure dans le décret, tandis qu’elle est absente à Paris II où il s’agit d’une spécialité. La classification des masters en domaines, mentions et spécialités étant laissée à la discrétion des universités, un lecteur non averti du décret pourrait ainsi croire que le master 2 de droit fiscal d’Assas n’est plus sélectif, alors qu’il n’en est rien.

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