« On ne touche pas à un enfant ici ! »

Tâchons de revenir brièvement sur les faits, désormais avérés, qui ont agité la Haute-Corse ces derniers jours. Le 12 août, une femme se baigne seins nus en Haute-Corse. A la suite de jets de pierre, venant d’une famille d’origine maghrébine, elle quitte les lieux avec son mari. Peu de temps après, un couple de touristes s’arrête et prend des photos du paysage alors que l’une des femmes du groupe se baigne à son tour. Le couple se fait insulter et est également contraint de partir. Un différend éclate ensuite entre les membres de la famille d’origine maghrébine et des jeunes de Sisco qui ont reçu le renfort de proches. Depuis, la situation a dégénéré, cinq personnes ont été blessées et cinq procédures de comparution immédiate ont été menées. Deux Siscais, placés en garde à vue dans l’après-midi de mercredi, ont été libérés dans la soirée. En revanche, les trois personnes d’origine maghrébine ont passé la nuit au camp Henri-Martin. Ces cinq personnes se retrouveront lors d’un procès le 15 septembre qui s’annonce tendu.

L’épisode de Sisco est fort intéressant à plusieurs titres.

D’abord parce qu’il offre un aperçu du climat anxiogène qui risque de s’installer pour de bon à l’échelle nationale, voire continentale, d’ici dix à vingt ans, alimenté par des soulèvements d’individus dégoûtés par les incivilités et les violences allogènes. Effectivement, provocation après provocation, revendication après revendication, le modèle de société multiculturelle, dont les élites – grands patrons et politiciens – depuis leur tour d’ivoire, rabâchent au petit Blanc de cité les bienfaits depuis quarante ans, va devenir une poudrière.

Ensuite, parce que précisément, le vernis commence à craquer, et ce depuis quelques temps. Et personne n’est vraiment étonné d’apprendre que c’est en Corse que ça se mutine.

Sans surprise non plus, la presse, dans son ensemble, a accablé le village corse de Sisco. Elle a même été jusqu’à infantiliser ses habitants. Et s’est proposée de nous décliner les raisons de telles tensions sur l’Île de Beauté. Deux arguments reviennent : la pauvreté des insulaires et la manipulation de la jeunesse par les nationalistes. Eurêka.

Oui oui, certes ! cela dit, à notre tour, nous proposons quelques explications pour étayer un peu cet argumentaire, un peu léger tout de même, il faut bien le dire. Participe, peut-être, à l’exacerbation des tensions, ne serait-ce que d’un iota, le fait que femmes blanches soient de plus en plus souvent menacées sur les plages par des groupes de phallocrates musulmans. Peut-être aussi, le fait qu’il y a quelques jours, de jeunes Corses, qui ont eu le courage d’intervenir lors d’un nouvel incident de ce type, ont été poursuivis par des Maghrébins de trente ans leurs ainés, munis de machettes… C’est peut-être également – disons que ça n’arrange pas les choses – parce que ce genre d’individus s’approprient désormais les plages, par l’intimidation et le nombre, aux dépens du reste de la population dont les racines sont insulaires. C’est probablement aussi parce que le drapeau national est fréquemment brûlé et remplacé par des drapeaux étrangers, parce que les pompiers se font caillasser, et parfois grièvement blesser, dès qu’ils pénètrent dans les quartiers « sensibles » (i.e. où les racailles pourrissent la vie du peuple français), parce que les zones de non-droit se multiplient et que l’Etat français reste malheureusement spectateur. C’est enfin, et surtout, parce que les Corses n’ont pas perdu leur dignité, comme une partie de la jeunesse, parce que les Corses ne sont pas devenus des lâches assommés par l’individualisme et la société de consommation. Parce que ce n’est pas dans leur nature de voir leurs femmes et leurs enfants se faire humilier, puis de dire « merci ».

Pour toutes ces raisons, ils ont effectivement décidé d’envoyer un message aux Français de papiers qui dépassent les bornes.

L’Union des Étudiants Patriotes tenait à leur rendre grâce pour cela.

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