Rue 89 : la diffamation au service de la censure politique

Résumé:

Après Le Monde en 2015, c’est au tour de Rue89 de s’attaquer à l’Union des étudiants patriotes, au détour d’un fait divers auquel elle n’a rien à voir. Mettons les choses au clair :
1) L’UEP n’a aucun lien avec le GUD, ni avec l’agression d’un professeur qui a eu lieu, ce que le journaliste Laurent Bouvet reconnaît lui-même.
2) En stigmatisant l’UEP, Rue89 et tous les journaux notoirement de “gauche” participent à instaurer un climat anxiogène et antidémocratique dans les universités.
3) Ces campagnes de désinformation permettent aux associations de gauche, responsables des scandales de la LMDE autant que des réformes désastreuses de l’Université, de ne faire face à aucune opposition dans les facultés.

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Il est louable pour un média de rapporter des faits scandaleux, attirant sur leurs auteurs une légitime réprobation. Ce qui l’est moins, c’est de manipuler ses lecteurs en détournant ladite réprobation sur un innocent. C’est ce qu’a fait Rue 89 à l’encontre de l’Union des étudiants patriotes dans un article du 14 septembre 2016. Cette méthode est bien connue de certains journalistes ayant choisi de faire de l’opinion, plutôt que de l’information.

Assas patriote en avait fait les frais en 2015 dans un article publié par Le Monde, mais les sous-entendus relayés, qui s’apparentaient davantage à des ragots de concierge qu’à du journalisme, n’avaient alors pas eu de grandes conséquences. Cette fois, Rue 89 est allé trop loin, et leur publication indigne mérite une réponse.

Prétextant d’informer ses lecteurs sur l’agression par des membres du GUD d’un professeur de l’université de Lyon III, le site, proche de l’extrême gauche et filiale de l’Obs, bifurque en plein milieu de l’article sur un réquisitoire en règle contre l’association Lyon III Patriote, qui n’a pourtant rien à voir avec l’incident.

Après une description assez rapide de l’agression, le journaliste enchaîne sans transition sur un chapeau on ne peut plus clair « les nouveaux alliés du GUD : Lyon 3 Patriote après Lyon 2 Patriote », alors même qu’aucun élément factuel ne permet d’étayer une telle assertion et qu’aucun responsable de notre mouvement n’a été contacté par le journaliste. Cette regrettable lacune nous aurait permis de lui apprendre que Lyon III Patriote est une association créée en 2016, affiliée à l’Union des Étudiants Patriotes, elle-même créée en 2015, et qu’elle n’a strictement aucun lien, ni personnel, ni institutionnel, avec le GUD.

Une assimilation malhonnête de lUEP au GUD

Il se trouve que des membres de l’UEP tractaient devant leur Université au moment des faits se déroulant plus bas dans la rue. Pour un tribunal normal –  puisque Rue 89 s’érige en procureur, raisonnons en juriste –  cela veut précisément dire que l’UEP n’est pas impliquée. Mais pour Laurent Burlet, auteur de l’article diffamatoire, cela signifie que le GUD reçoit l’appui secret de l’UEP. Appui mystérieux, dont il se garde bien de préciser la forme soit dit en passant. Cela ne l’empêche pas de décréter que le GUD faisait « de la distribution de tracts » pour l’UEP, laquelle « révèle les lien évidents entre les deux structures ». Il s’agit là d’une invention totale des faits. Le GUD n’a absolument pas distribué des tracts de l’UEP. Des photos prises par les membres de l’UEP sont d’ailleurs là pour en attester, et seront produites pour faire valoir ce que de droit.

La vérité est que le GUD collait ses affiches aux abords de l’Université, comme le précise l’article de Rue 89 lui-même. Sa présence n’avait donc rien d’étonnant devant la faculté Lyon III, où deux de leurs membres restaient postés devant leur ouvrage pour empêcher qu’il ne soit décollé.

Au service d’une déontologie admirable et d’une objectivité remarquable, Laurent Burlet n’a besoin d’aucun élément tangible pour établir des liens délirants entre plusieurs mouvements pourtant bien distincts. Ainsi l’Union des étudiants patriotes devient-elle sous sa plume « une excroissance du GUD », un « cache nez » du GUD, comme l’UDJ en 2011. À cette enseigne, sans doute l’UNEF se serait-elle aussi transformée en avatar du GUD, si l’idée lui était venue de se trouver devant la faculté Lyon III ce jour-là. Voilà le genre d’escroquerie intellectuelle que s’autorisent les journalistes de Rue 89. On oublie de préciser, au passage, que l’UDJ avait été créée pour remplacer le GUD, avec exactement les mêmes membres. Or aucun membre de l’UEP n’appartient ni n’a jamais appartenu au GUD. La création de l’UEP a pour origine un constat : l’UNI, qui se situe désormais au centre-droit de l’échiquier politique et qui manque d’indépendance, ne peut plus représenter les patriotes. Il est donc tout à fait malhonnête de comparer l’UEP à l’UDJ, encore plus de parler « d’excroissance du GUD ». Il s’agit là d’une authentique campagne de désinformation et de diffamation menée par Rue 89, dans le but de nuire à une association d’étudiants pacifiques, réfléchis et au service de leurs camarades.

Une volonté sous-jacente dinterdire la pluralité des opinions à lUniversité

La volonté de nuire de Rue 89 est révélée dans l’article lui-même. Laurent Burlet affirme en effet avoir contacté les responsables de l’Université Lyon II et de l’Université Lyon III. Après leur avoir sans doute fait part des résultats de sa remarquable enquête, et des prétendus « liens » entre ces deux associations étudiantes et le GUD, il interroge, accusateur, les responsables de l’Université Lyon II et leur demande pourquoi ils ont donné leur agrément à Lyon II Patriote. Les résultats ne se font pas attendre, et la direction de Lyon II s’empresse de répondre qu’elle « allait se pencher sur la question ». De même pour l’Université Lyon III, qui n’a pas encore reçu de demande d’agrément de la part de Lyon III Patriote, mais qui assure d’ores et déjà que « Si une demande est déposée, le président Jacques Comby sy opposera ».

À quoi bon se plaindre du déclin des libertés universitaires, quand on est à ce point sensible aux élucubrations de la « presse », lorsqu’elle désire interdire l’expression légale d’opinions politiques réfléchies et respectables ? Nous jugeons utile de préciser que c’est sans difficulté que nous avons obtenu l’agrément à l’université Panthéon-Assas il y a deux ans et demi, car notre projet et notre ligne sont connus. Aujourd’hui nous dialoguons sereinement avec les différentes associations, de gauche comme de droite. L’administration de Paris II n’a jamais pris ombrage d’articles péremptoires et à charge – il faut l’en féliciter –  car elle connait les étudiants fondateurs et sait que le débat et le respect délimitent strictement notre action. L’Union des étudiants patriotes, qui a fortement contribué à faire disparaître toute forme d’intimidation de l’enceinte de l’université, devrait être soutenue dans sa logique d’apaisement, et non attaquée de façon déloyale.

À travers cette polémique créée de toutes pièces par Rue 89, ce sont la liberté d’opinion et la pluralité des courants politiques dans l’enseignement supérieur qui sont mises en cause. En affirmant, sans disposer du moindre indice probant, que l’Union des étudiants patriotes serait « une excroissance du GUD », ce journal parvient à empêcher son implantation dans les universités lyonnaises. Il nous empêche de nous réunir, il nous empêche de nous exprimer, il nous empêche de présenter un programme et des listes aux élections étudiantes.

Cette affaire montre une seule chose, c’est qu’aujourd’hui en France, il suffit d’un article diffamatoire et de deux coups de téléphone pour faire interdire un mouvement pacifique, sérieux, et pour lequel des étudiants ont dépensé du temps, de l’argent et des efforts. Un mouvement présent dans cinq universités sans que le moindre incident soit à déplorer. Un mouvement auquel tiennent les étudiants, et qui s’honore de disposer de trois élus à l’université Panthéon-Assas. Un mouvement qui croit en l’Université française, et qui la fait vivre en organisant des rencontres, des conférences, des événements. Fiers de notre association et de nos opinions, nous ne pouvons que déplorer la publication d’un article aussi mesquin à notre égard.

La réaction de lUnion des étudiants patriotes

Il serait temps de mettre un terme à la stratégie de terreur que mènent certains médias tels Rue 89 dans l’opinion publique en général, et à l’Université en particulier. Nous allons envoyer un droit de réponse, pour commencer. Si ce droit de réponse n’est pas accordé, nous saisirons les voies de recours qui s’offrent à nous pour obtenir réparation du préjudice que nous subissons.

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