Notre programme

L’Union des étudiants patriotes est heureuse de vous présenter son programme pour l’enseignement supérieur.

L’idéal de l’Université et de l’universitaire selon l’Union des Étudiants Patriotes 

Nous, patriotes et étudiants, ne pouvons pas nous satisfaire de la domination des universités étrangères, pas plus que de la fuite des cerveaux français. Quel que soit le sujet, nous luttons d’abord contre l’expatriation qui viendrait de nos faiblesses. Ce que nous proposons n’est pas cosmétique : il s’agit d’une véritable refonte de l’enseignement supérieur.

L’Université, au premier titre, est le symbole de la vitalité d’une nation, de sa capacité à innover autant qu’un moyen pour elle de se faire une place parmi les grands en participant à l’Histoire globale de la connaissance. Pour retrouver son prestige, l’Université française doit retrouver l’autonomie qu’elle possédait, se défaire des carcans de classement qui préfèrent la production de masse dans des revues à un essai indépassable. Une France pleine d’universités et d’universitaires capables de servir la science française, de nombreux instituts spécialisés qui assurent le prestige d’un certain territoire, voilà ce que nous souhaitons.

Le doyen Vedel définit l’universitaire comme un “homme libre auquel sont confiés d’autres hommes libres”. Pour retrouver notre prestige, l’universitaire doit bénéficier de la plus grande liberté possible dans un corps uni par l’esprit de la méritocratie. Il est un citoyen qui, à l’époque de la technocratie, doit intervenir activement dans le débat public pour lui apporter un “esprit de finesse” qui rompra avec l’expert interchangeable des médias et son esprit habilement statisticien.

Les principaux problèmes de l’enseignement supérieur français :

– La perte de prestige de notre recherche fait que l’Université n’attire plus, au niveau national comme au niveau international. L’Université française est devenue une “voiture-balai”.

– Le corps des enseignants-chercheurs s’est affaibli.

– Les universités connaissent une baisse générale de leur niveau : les « études pour tous » créent de la frustration et compte tenu de la dévalorisation du baccalauréat, les lycéens brillants privilégient le cursus alternatif des classes préparatoires et des grandes écoles pour éviter la faculté.

Mesures applicables immédiatement

Pour rehausser le niveau :

– Mise en œuvre d’une sélection en première année de licence. Les effets d’une telle mesure : enjeu et émulation dans l’enseignement secondaire ; revalorisation du baccalauréat et de l’université ; baisse du taux d’échec dans l’enseignement supérieur ; économies possibles du fait de la baisse d’effectifs permettant de mieux accueillir les étudiants sélectionnés ; prestige des diplômes.

– Réforme du statut de la langue dans l’Université : faire un enseignement spécifique de la langue dans les masters de recherche qui permette la lecture d’ouvrages en langue étrangère, tandis que les travaux devront être rédigées en français (avec aménagements, en particulier dans les études de langues).

– Contrôle systématique des chargés de travaux dirigés par les professeurs et les étudiants ; en fonction des notes des chargés de TD, certains seront chargés des cours d’approfondissement, d’autres, moins bons, pourraient être chargés de la correction des exercices.

Pour renforcer le corps des enseignants-chercheurs :

Sans la liberté, sans l’autonomie de la recherche et de l’enseignement, les têtes n’émergeront pas ou partiront.

– Renforcement du pouvoir d’un Conseil National des Universités élu qui obtiendrait des pouvoirs d’arbitrage en cas de conflit.

– Le ministre de l’Enseignement Supérieur doit avoir un doctorat.

– La nomination de nouveaux enseignants au sein d’une université revient à une commission constituée d’enseignants-chercheurs. Le CA peut poser son veto ; il revient alors au Conseil national des universités, s’il y a conflit, de trancher.

Pour retrouver l’attrait de la recherche et rétablir le prestige universitaire :

– Développer la visibilité de la recherche en organisant notamment, à côté des cours normaux, des cours supplémentaires facultatifs, où les professeurs pourraient présenter leurs recherches. Certains pourraient, s’ils obtiennent une certaine audience, ne donner que ces cours facultatifs.

– Développer la connexion entre les grands travaux de recherche à l’université et les filières qui mènent à l’Université (lycée général notamment), ainsi qu’avec le grand public (émission d’un catalogue par faculté ; d’un catalogue national par discipline).

– Liberté des cours pour tous les âges avec un forfait acheté, de s’inscrire dans autant de formations que l’emploi du temps rend possible. Des contrôles pourraient être demandés facultativement, avec surplus de prix au besoin, pour obtenir le diplôme.

– Laisser de côté le classement de Shanghai, qui juge à partir des sciences dures et sur la base du nombre de publications universitaires sans vérifier le contenu des cours, les modalités de sélection, la pertinence des plaquettes pédagogiques et la qualité des travaux pratiques. Révèle également l’absence totale de pertinence des critères de ce classement le fait qu’il prenne indifféremment en considération les prix Nobel ainsi que les médailles Fields. N’est-il pas aberrant qu’un prix Nobel de la paix ait la même importance qu’un prix Nobel de chimie dans une faculté scientifique ?

– Libérer la recherche non seulement de l’économie mais aussi de l’administration. Renouer avec l’essai dans les sciences humaines. La Cité antique est le fruit d’un travail de nombreuses années, et c’est encore un chef-d’œuvre indépassé dans son domaine.

– Favoriser la création d’instituts spécialisés sur le modèle de l’Institut d’histoire de la Révolution française, qui permettent aux facultés de se démarquer et de participer à la richesse d’un territoire.

Pour distinguer les cursus :

– Le droit et les sciences économiques, notamment, sont des domaines ne peuvent pas être enseignés comme les lettres ou encore l’histoire. Il ne faut pas négliger l’importance de l’apport d’ateliers pratiques dans ces disciplines. Le développement d’ateliers pratiques dispensés par des professionnels dans ces cursus est indispensable.

Pour simplifier :

– Développer la numérisation (podcasts, mise en ligne systématique des documents, etc.)

– Création une plateforme, accessible librement et en ligne, regroupant de nombreux travaux universitaires (thèses, mémoires, ouvrages…).

Pour repolitiser :

– L’Université doit rompre avec le phénomène néo soixante-huitard homo festivus, en l’occurence audītor festivus. Les « corpos » (organisation de soirées, projets pseudo-culturels) sont trop mises en avant. L’Université est un lieu de développement personnel (acquisition d’une conscience politique – « Un homme qui ne se mêle pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile. » disait Thucydide), pas une initiation à l’individualisme. On aura donc soin à ce que les associations politiques bénéficient d’une plus grande visibilité, par des présentations dans les amphithéâtres notamment.

Pour sécuriser :

– La sécurité des campus est une question délaissée par les syndicats étudiants (UNI, UNEF, FAGE). L’Union des Etudiants Patriotes tient à souligner que les universités constituent des cibles faciles pour les terroristes islamistes. Des mesures doivent être prises sans délai pour réduire les menaces qui pèsent sur la sécurité des étudiants.

Pour défendre la laïcité :

– Interdiction du port ostentatoire de signes religieux, qui peut manifester le refus d’adhérer à la société française. « A Rome, fais comme les (étudiants) Romains. »

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