Émeutes urbaines, quand le réel nous rattrape

Les batailles rangées et les dégradations se multiplient en réaction aux prétendues violences policières. Les organisateurs des manifestations en soutien au jeune Théo sont dans l’incapacité totale de prévenir la propagation du chaos. Nous courons droit vers un nouvel embrasement du pays, comme en 2005 – en bien pire, nous promettent à visage découvert certaines racailles bien décomplexées – car les solutions politiques et le traitement médiatique n’ont pas changé depuis les années 2000.

L’attitude des médias, justement, est éminemment condamnable. Toujours prompts à inverser les rôles, ils resservent aux Français l’argument de la pauvreté qui engendre le crime, tandis que la vraie misère en France se situe en milieu rural (1) ; et du racisme, alors que la haine est du côté des casseurs. Cette culture de l’excuse alimente le feu urbain depuis des années. Elle annihile toute forme de courage politique. Les violences sont relativisées, voire justifiées, car la priorité, bien entendu, c’est de lutter contre le Front national.

Le problème, ce n’est pas le soi-disant racisme des policiers, mais l’idéologie laxiste qui empoisonne véritablement la vie des Français. Le fléau des banlieues, c’est la déresponsabilisation des casseurs. Il est aberrant que le principe du casseur-payeur ne soit pas mis en place. L’injustice, c’est le deux poids deux mesures, ainsi que le clientélisme, qui sautent aux yeux lorsque le chef de l’État, inaudible lorsque des policiers sont sauvagement agressés, gesticule au chevet de Théo.

Ces rassemblements ultra-violents doivent être empêchés sans plus attendre, et compte tenu de leur ampleur, l’armée doit pouvoir jouer un rôle. Rappelons que la manifestation de PEGIDA France, à Calais, avait été interdite en raison de risques de débordements… comment se fait-il que de telles scènes de guérilla, totalement prévisibles, soient autorisées ?

L’autorité n’est pas un manque de respect, au contraire. Seul le laxisme est traitre. C’est bel et bien l’absence de repères qui détruit la jeunesse, non la fermeté.

L’exécutif, enfin, doit impérativement cesser de recevoir les associations dites « anti-racistes » qui, loin de régler la situation, alimentent le ressentiment contre notre pays et les effectifs de police.

(1) Alexandre Pagès, La pauvreté en milieu rural, Presses Universitaires du Mirail, 2004, 185 p.

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