Macron : une, puis deux balles dans le pied

Comme tous les escrocs de haut vol, le libéral-libertaire maîtrise l’art de se transformer et de changer de visage dès qu’une arnaque est trop voyante. Seulement, comme tous les gens malhonnêtes, le naturel, qui revient au galop quand on ne l’attend pas, finit par le trahir.

Ainsi Macron était censé donner au socialisme une nouvelle identité, le fardeau de son bilan catastrophique reposant uniquement sur le vieux parti sacrifié pour les besoins de l’opération. Le plan était presque parfait : apparente neutralité « citoyenne » (par opposition à « politique » dans le jargon moderne), carrière professionnelle réussie dans le privé, apparence parait-il avenante, et puis la jeunesse ! cette merveilleuse jeunesse qui fascine les médias.

Il avait poussé l’escroquerie jusqu’à appeler son livre « Révolution ». Un ouvrage creux et riche en contradictions. Le flou était correctement entretenu.

Pourtant, des petits problèmes avaient déjà commencé à apparaître comme justement l’absence totale de programme qu’il promet de révéler le 1er mars… trop aimable. Encore, ce flou avait-il des avantages. Faire un programme, c’est choisir son camp et se mettre des gens à dos. Or presque toute la stratégie de Macron est d’être un fantôme idéologique, tellement inconsistant qu’il traverse allègrement les murs de la logique et de la bonne foi.

Malheureusement, le naturel, dont nous parlions plus haut, a sans doute tout gâché. De gauche il est, de gauche il reste et le masque est brutalement tombé lorsque le candidat a coup sur coup nié qu’il puisse exister une culture française – clin d’œil à Jean-Christophe Cambadélis ? – puis qualifié la colonisation française de l’Algérie de « crime contre l’humanité ». Une, puis deux balles dans le pied…

Sa haine du pays qu’il prétend vouloir diriger, ne pouvait s’exprimer en des termes plus clairs. C’est d’autant plus sidérant que Macron croyait sûrement dire là quelque chose de tout à fait acceptable.

« En marche » dit Macron à la jeunesse. Effectivement, c’est à la jeunesse qu’il revient de lui barrer la route !

Laisser un commentaire