La famille, grande absente de la campagne

« La sensibilité de Sens commun n’est pas la mienne » a affirmé François Fillon le mercredi 19 avril. Le mouvement politique issu de La Manif pour tous, défenseur notoire de la famille, est désormais snobé par le soi-disant candidat catholique.

C’est l’épisode de trop pour les réactionnaires que nous sommes (« réactionnaires », et non « conservateurs », tant il n’y a plus grand chose à « conserver »).

L’Union des Etudiants Patriotes considère que la famille ne doit jamais cesser d’être la cellule de base de la société. Tout sursaut national est tributaire d’une politique en faveur des familles et de la natalité. Il est aberrant de compenser la baisse de la natalité par l’immigration – c’est prendre l’enjeu démographique par le mauvais bout – et non par des politiques favorisant les familles.

La famille est plus menacée que jamais. En 2016, la fécondité a diminué pour la deuxième année d’affilée. L’année dernière, 785 000 bébés sont nés, soit 14 000 de moins qu’en 2015, année qui avait déjà connu 20 000 naissances de moins que la précédente. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,93 enfant par femme, contre 1,96 en 2015, et 2 en 2014. La France passe ainsi en-dessous du seuil de renouvellement de la population (taux de fécondité de 2,1).

Pour couronner le tout, la famille est à la marge du débat public. Presque rien n’a été dit dans les médias, pendant cette campagne, concernant la création de crèches, la revalorisation des différents plafonds du quotient familial, l’abrogation de la loi Taubira, les congés parentaux, les aides sociales pour les jeunes parents, la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Tout se passe comme si la famille constituait un sujet mineur.

Le combat contre l’accélération du grand remplacement n’implique pas simplement le rétablissement du contrôle des frontières : il faut un sursaut nataliste. Une aide sans précédent apportée aux familles nombreuses est attendue.

Disons-le clairement : le premier acte militant, c’est la famille ! Coller des affiches, tracter, voter… tout ça est accessoire, complémentaire par rapport à la fondation d’une famille.

Il n’y a qu’un seul programme ouvertement nataliste, pour celui qui fouille un peu : celui de Marine Le Pen (plus quelques allusions en meeting). Il y est question de « rehausser progressivement le plafond du quotient familial, rétablir la demi-part des veuves et veufs et la défiscalisation de la majoration des pensions de retraite pour les parents de famille nombreuse ». Cette « politique nataliste (serait) réservée aux familles françaises, en rétablissant l’universalité des allocations familiales et en maintenant leur indexation sur le coût de la vie ».

Voilà qui est mieux que rien…

Laisser un commentaire