Décryptage : Pourquoi les étudiants ne votent pas (encore) comme le peuple ?

Les étudiants ne votent pas comme le peuple et c’est plus ou moins flagrant selon l’université.

Comme les enseignants ou les citadins, les étudiants constitueraient un électorat penchant à gauche. Une caractéristique de privilégiés ?

Les étudiants seraient-ils toujours, la vingtaine passée, éloignés de certaines réalités ?

C’est possible. Pas de matraquage fiscal, pas d’enfants sur lesquels veiller, pas de sentiment de déclassement, l’inconscient plaisir de traverser de très belles années, etc.

Pourquoi diable regarder plus loin ? À quoi bon chercher à se renseigner sur certains sujets jugés anxiogènes (islamisation de la France, études démographiques, post-démocratie, grands gagnants de la mondialisation, etc) que tout le monde de surcroit cherche à planquer sous le tapis ?

L’exaltation et le microcosme des études supérieures les inciteraient sans doute à se ranger du côté où le délassement continue.

A vrai dire, d’autres désespèrent : « l’Université est fichue, j’ai mes partiels… ». Lorsque ce n’est pas l’esprit critique qui fait défaut, il arrive que ce soit le sens du dévouement.

Bref, certains apprennent petit à petit à façonner leurs idées comme ça les arrange.

Le profil-type est celui-ci qui ingurgite et mobilise exclusivement les connaissances nécessaires à la défense de l’opinion dominante. Il y a différentes raisons à cela. Tout d’abord par conformisme. Les thèses contraires, il ne les retient pas, ou bien tout simplement, on ne les lui a pas enseignées.

A ce titre, l’un des facteurs de propagation du gauchisme au sein du milieu étudiant – à l’origine des blocages – c’est bien entendu le bourrage de crâne organisé de longue date dans l’enseignement secondaire.

Que dire également de la censure de la droite dans certains établissements de l’enseignement supérieur… Procès en cours après le refus par M. Jacques Comby, président de l’Université Lyon III, de délivrer un agrément à l’Union des Etudiants Patriotes car, explique-t-il dans sa décision : « les idées promues par l’UEP ne sont pas en adéquation avec les valeurs défendues par l’Université Jean Moulin (…) résolument tournée vers l’international, ouverte à l’intégration et à l’expression des diversités »… Affaire à suivre.

Dommage qu’une majorité d’étudiants ne vote pas comme le peuple et que des directeurs d’université se dressent contre la droite. Qu’ils ne fassent pas l’économie d’une réflexion sur la direction que prend l’Université. Printemps 2018, après un nouvel épisode de blocages et d’inertie, pour quel bachelier l’inscription à la fac ne constitue pas un choix par défaut ?

En cette fin d’année, l’UEP souhaite saluer son réseau de sympathisants. Ils demeurent nombreux ceux profondément attachés à la méritocratie et à l’identité de leur pays. Ils sont nombreux habités par ce sentiment de liberté qui leur interdit de se taire, même minoritaires en « assemblée générale », même ambitieux.

Laisser un commentaire