« Areuh areuh » explique l’UNEF

Le syndicat UNEF a récemment partagé une « étude » concernant le coût de la vie étudiante. Et pour changer, les responsables crient famine.

Fidèle à ses mauvaises habitudes, l’UNEF commence donc l’année par cracher dans la soupe, sans concession, ni nuance. La stratégie est idéale pour se discréditer d’emblée auprès des jeunes bacheliers s’apprêtant à entamer leurs études supérieures. Nous invitons ce syndicat des pleurs à prendre un peu de hauteur, s’il le peut. Manifestement, il est nécessaire de lui rappeler, une énième fois, que sous d’autres latitudes les étudiants s’endettent souvent sur dix ou vingt ans pour payer leurs études.

Il ne s’agit pas, de notre point de vue, de nier la légitimité de l’allocation d’aides au profit d’étudiants méritants issus de milieux modestes. Mais disons-le tout net, plus que dans d’autres pays, les étudiants ont en France la chance d’être accompagnés financièrement, ne serait-ce que par les aides au logement et la prise en charge quasi-intégrale des frais d’inscription par l’Etat. Aussi ces critiques permanentes, à des fins clientélistes, sont inexcusables. La volonté qu’a l’UNEF de réclamer toujours plus d’assistanat embarrasse profondément le monde étudiant.

Il faut également rappeler à ce syndicat qu’il a perdu tout crédit depuis longtemps : quel culot de prétendre défendre les étudiants, lorsqu’en parallèle, on s’attaque à la valeur de leurs diplômes par l’action combinée des blocages et de la lutte contre la sélection. Leur refuser l’accès aux cours et aux examens n’est pas constitutif d’une aide… De nombreux étudiants n’obtiennent pas la formation souhaitée ou redoublent compte tenu des perturbations dans l’enseignement supérieur. Pour ces derniers, ce sera une année de plus à financer… Des étudiants travaillent pour financer leur logement et grâce à l’UNEF, il faut repartir de zéro ! Ne parlons pas de ceux qui, découragés par les blocages et l’oisiveté dans leur université, ont renoncé…

En bref, ce syndicat ne représente plus que lui-même, à savoir un petit groupe de militants professionnels en situation d’échec académique abusivement étiquetés représentatifs. Il n’est plus légitime à s’exprimer au nom des étudiants dans les médias.

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