Laxisme judiciaire : il est temps de juger les juges

Cela a fait… si peu de bruit… Un pédophile atteint du sida et âgé de quarante-deux ans a été condamné à quatre ans de prison par le tribunal correctionnel de Montauban. Durant deux années, cet habitant de Castelsarrasin a reçu trois enfants chez lui et les a violés.

Les faits parlent d’eux mêmes. La condamnation aussi, mais plus encore quand on la met en perspective.

Cet homme a donc sciemment détruit la vie de plusieurs mineurs… et a pris quatre ans. Un certain Esteban Morillo, lui, a été condamné à onze ans de réclusion criminelle pour s’être un peu trop bien défendu – sans intention de tuer – contre une agression, dans le dos, conduite en surnombre, et à laquelle il n’a pas répondu en ayant recours à des armes par destination (poing américain). Procès politique. Deux poids, deux mesures. Justice en-dessous de tout.

Quatre ans ferme… voyons voir… par le jeu remises de peines automatiques, ce pédophile marchera dans la rue en toute liberté dans un peu plus de deux ans. Esteban, lui, devrait passer huit ans minimum derrière les barreaux.

Et c’est loin d’être un cas isolé. Se défendre contre ses agresseurs est devenu le pire des crimes. Le fait d’aimer la Nation est en passe de le devenir. Esteban a commis les deux en même temps. Quelle folie ! En revanche, agresser des innocents, y compris des enfants, tout en propageant une maladie mortelle, ne semble pas bien grave.

Double impunité donc, pour l’agresseur qui a face à lui une victime terrorisée par la justice et impunité face à la justice qu’il n’a pas de raisons de craindre.

Cette justice qui est rendue au nom du peuple français épouse-t-elle vraiment ses préoccupations? Peut-être devrions-nous élire les juges, comme cela se fait dans d’autres pays, pour s’en assurer.

Pour le moment, ils ne font qu’alimenter le sentiment d’impunité dans notre société. Et un nombre croissant d’individus en profitent en se jouant des lois. Or rappelons-le, la sûreté, au même titre que la liberté et la propriété, constitue un droit fondamental dans un Etat de droit. Le premier des droits.

Si la justice ne joue pas son rôle pour la garantir, nous jugerons les juges.

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