Pourquoi nous soutenons la hausse des frais pour les étudiants extra-européens

Dans le cadre des rencontres universitaires de la francophonie, le Premier ministre a annoncé une hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-européens pour remédier à la baisse importante du nombre d’étudiants étrangers. Sans surprise l’UNEF ou la FAGE sont montées au créneau.
Privilégiant le pragmatisme à l’idéologie, voici notre décryptage.

On commence très simplement (les gauchistes consultent de plus en plus nos articles) : les frais d’inscription dérisoires sont la principale raison de l’altération de la qualité des formations de l’enseignement supérieur. Aider les Français en les maintenant à un niveau très bas, d’accord. Et c’est déjà extrêmement lourd à financer. En faire profiter des étudiants étrangers, hors de question.

Par ailleurs, de quoi parlons-nous ? Comparer cette hausse à ce qui se pratique partout ailleurs est ridicule. Les universités américaines réclament l’équivalent de plusieurs dizaines de millieurs d’euros par an… idem pour les anglaises, les australiennes, les chinoises et les japonaises réputées. Les montants indiqués par le Premier ministre (2 770 € en Licence et 3 770 € en Master et Doctorat) restent accessibles au plus grand nombre.

En tout état de cause, la quasi-gratuité au profit de personnes étrangères est parfaitement injustifiée dans la mesure où des bacheliers français, parfois reçus haut la main, sont toujours écartés par manque de places dans les universités.

Dernier point, même si l’on a à coeur de défendre le rayonnement de l’enseignement supérieur français, l’argument de sa quasi-gratuité ne tient pas. En effet malgré leur prestige historique, les universités et grandes écoles françaises ont enregistré une diminution de 8,1% du nombre d’étudiants étrangers entre 2010 et 2015. Pour quelles raisons ? Pas de hausse des frais sur cette période…

L’UNEF, en souhaitant une augmentation du budget de l’Enseignement supérieur mais en s’opposant à cette idée du gouvernement, fait une nouvelle montre de son goût pour l’incohérence.

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