Mobilisons-nous ! NON au pacte de Marrakech !

La France s’apprête à signer un texte relatif aux migrations les 10 et 11 décembre, lors d’une conférence intergouvernementale qui se tiendra à Marrakech, et ce dans un silence médiatique retentissant si l’on excepte les quelques voix qui sonnent l’alarme pour attirer l’attention sur ce texte. On renverra en particulier à l’article de l’essayiste Mathieu Bock-Côté (1) ainsi qu’à la tribune du professeur Jean-Louis Harouel (2) publiées dans le Figaro.

Si ce « pacte » n’a pas de valeur juridique contraignante malgré son nom trompeur, il fait partie d’un dispositif plus global de pression sur les Etats occidentaux afin de leur faire accepter l’immigration massive : comme l’écrit Jean-Louis Harouel, ce texte « forme un socle pour l’élaboration ultérieure de normes contraignantes » (3). En effet, l’esprit général du texte est symptomatique de cet esprit propre aux élites mondialistes qui y voient certainement une validation et une extension à l’Humanité toute entière de leur petit mode de vie mobile et cosmopolite. Rappelons que la mobilité internationale concerne tout au plus 3% de la population mondiale : le « nomade attalien » (4) ne fait et ne fera jamais recette au sein du genre humain, quoi qu’en pensent nos apatrides en chef.

A noter d’ailleurs que le texte concerne bien les « migrants », et non les « réfugiés » qui eux relèvent d’un autre texte, la convention de Genève du 28 juillet 1951. Il s’agit donc bien essentiellement de migrations à motifs économiques, non de mouvements de population pour raisons humanitaires.

C’est bien pour l’esprit du texte que les pays lui ayant tourné le dos se multiplient jour après jour : l’Autriche, la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque, mais aussi Israël et les Etats-Unis. D’autres menacent de suivre le mouvement. Car en apparence, si on se fie à la lettre du texte, ce pacte censé permettre des « migrations sûres, ordonnées et régulières » contient d’abord des propositions de bon sens qui doivent aujourd’hui faire consensus, même si leur formulation vague en fait des vœux pieux qui ne changeront rien au rouleau compresseur de la réalité :

Le pacte mondial sur les migrations affirme d’abord « le droit souverain des Etats à déterminer leur politique nationale en matière d’immigration, et leur prérogative de régir l’immigration au sein de leur sphère de compétence nationale. » Un principe qui rentre en contradiction avec la politique communautaire européenne qui vole depuis bien trop longtemps le débat sur les questions migratoires aux Français. La souveraineté étant une notion pleine (on l’a ou on ne l’a pas ; on ne peut l’avoir à moitié), nous ne sommes donc plus maîtres de notre destin dès lors que le pouvoir de décider qui entre sur notre territoire est aux mains de technocrates bruxellois… Ce « droit souverain » mentionné dans le pacte pour les migrations est donc un fantôme.

Un autre principe auquel les rédacteurs du pacte n’ont pas donné suffisamment de consistance – et pour cause – est la diminution des causes structurelles de départ des migrants de leur pays d’origine (objectif 2) : aussi vaguement formulé, on voit mal quelle mesure concrète parviendrait à juguler la gigantesque levée de population subsaharienne prédite par l’africaniste Stephen Smith dans son ouvrage La ruée vers l’Europe (2018) et ses causes les plus profondes.

On validera aussi le souci de « prévenir, combattre et éradiquer le trafic d’êtres humains » (objectif 10) : une proposition de bon sens mais dont la formulation incantatoire révèle la malheureuse inconsistance. Pour faire disparaître ces trafics et assécher la rente des passeurs (5), il n’y a que l’Etat souverain, la maîtrise de ses frontières et sa politique sécuritaire qui vaillent, tout le reste est littérature. Et une fois encore, encastrée qu’elle est dans l’ordre juridique européen, on sait quoi penser, à l’heure actuelle, de l’état de la souveraineté française.

Ailleurs il est aussi dit que le débat sur les migrations doit quitter le terrain des émotions pour aller sur le terrain des faits et de l’analyse objective : on se félicitera de voir apparaître cette riche idée sur un document émanant des nations unies ! Le camp national, de concert avec la majorité des Français n’a cessé durant des décennies entières de réclamer un débat dépassionné et – soyons fou – un pouvoir de décision par le peuple sur cette question qui le concerne très directement. A ceci près que plus loin, le texte évacue carrément le « débat ouvert » pour trancher définitivement la question : le discours sur la migration doit être « recadré » afin qu’il donne une image exacte du « rôle positif » qu’elle peut jouer dans les sociétés actuelles. Nous avons donc là une contradiction flagrante : ce débat ouvert et apaisé que nous proposent les rédacteurs du pacte n’en est pas un. Il s’agit bien d’une inversion de langage dont les relents orwelliens devraient révolter tous les pays qui s’apprêtent encore maintenant à signer ce texte : par « débat ouvert », comprenez en fait « propagande favorable à l’immigration » ; par « analyse factuelle et dépassionnée », comprenez en fait « discours militant favorable à l’immigration » ; par « le peuple », auquel on aurait supposément rendu le débat sur les questions migratoires, comprenez « cénacle purifié de tous les éléments contestataires et campé sur une position favorable à l’immigration ». Soit la définition même de la pensée unique, de l’idéologie autorisée, et de la dictature.

Car c’est là le point le plus grave : le pacte encourage les Etats signataires à prendre des mesures pour sanctionner les médias qui exprimeraient des vues contraires à la valeur positive de la migration, consacrée comme un nouveau droit de l’homme opposable aux peuples. Nous arrivons à une situation surréaliste où un nouvel arrivant fait plier le pays d’arrivée, sommé de l’accueillir même si le peuple autochtone ne le veut pas : comment ne pas imaginer les heurts auxquels ce droit pourrait aboutir ? Une communauté de nationaux devrait ainsi se priver de son droit élémentaire à l’expression libre, arraché de haute lutte par nos ancêtres, et se soumettre au dictat migratoire de nouveaux-arrivants ? Nous sommes là dans la situation décrite par Jean-Louis Harouel dans son livre Les droits de l’homme contre le peuple (2016) : un individu, en vertu de ses droits « sacrés », peut désormais faire reculer la liberté de tout un peuple (6). Ce dernier devrait pourtant légitimement assurer la maîtrise de ses frontières et contrôler son immigration. Mais en même temps que s’évapore sa souveraineté s’évapore sa liberté et son identité. Le peuple n’est plus qu’une masse informe et grise d’individus interchangeables, sans contours et sans puissance, dont on assure le gardiennage : l’idéologie mondialiste à l’état pur.

Idéologie anti-nature et hégémonique dans les médias, presque tous détenus par de grandes fortunes privées : le mondialisme est bien cette idéologie qui valide la mondialisation et son corollaire migratoire, et vise à la faire accepter dans toutes les couches de la société. Elle suppose, comme Christophe Guilluy et Jean-Claude Michéa l’avaient bien vu, une valorisation incessante de la « mobilité », au centre d’une anthropologie que l’on considère comme adaptée à l’âge globalisé qui vient, et donc nécessaire et désirable à tous points de vue. Une idéologie « mouvementiste » promue par les classes dominantes, qui va totalement de pair avec le noyau doctrinal du libéralisme en acte, c’est-à-dire la mobilité des capitaux, des marchandises et des hommes. C’est un élément-clé du fameux « progrès », que l’on conçoit comme impératif. L’injonction à la mobilité est définie par Pierre-André Taguieff comme la dernière métamorphose du progressisme, c’est-à-dire le « bougisme ». Tout mouvement est décrit comme « bon » en lui-même, tout mouvement se confond avec le progrès (7). Portée au pinacle, la mobilité, voire l’hypermobilité, est « le fait des classes supérieures » essentiellement, comme le rappelle Guilluy. Il n’en reste pas moins qu’elle est financée par les couches de la population les plus modestes ! Car « le coût des infrastructures ferroviaires, routières et aériennes est en effet pour partie assumés par des financements publics ; des budgets pharaoniques auxquels contribue donc la majorité, surtout pour le confort, in fine, d’une minorité. » (8)

Il y a donc fort à parier que ce « droit à migrer » ne soit que la projection d’un privilège de classe : il servira en réalité de nouveau discours de légitimation de migrations toujours plus massives et de répression des discours valorisant la souveraineté des peuples face à ces défis de très haute importance. Car ces derniers, plus que jamais, appellent la souveraineté et un débat réellement légitime car pleinement démocratique. Rappelons que contrairement à ce que nos élites mondialistes prétendent, la migration, contrainte en majeure partie, est toujours un déracinement. Elle s’avère intrinsèquement contraire à la nature humaine profonde dont la dignité, selon Simone Weil, puise à l’enracinement (9).

A notre sens, le Peuple devrait par conséquent se dresser contre ce texte qui participe d’une influence supranationale qui s’injecte unilatéralement dans nos débats politiques nationaux, et le Peuple devrait se battre pour que lui reviennent les leviers ultimes de la décision en matière migratoire.

(1) Mathieu Bock-Côté : « Non au pacte mondial sur les migrations », Mathieu Bock-Côté, 30/11/2018. Lien : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/11/30/31002-20181130ARTFIG00332-mathieu-bock-cote-non-au-pacte-mondial-sur-les-migrations.php

(2) « Le ″pacte mondial″ sur les migrations, ou comment naît une vérité officielle », Jean-Louis Harouel, 29/11/2018. Lien : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/11/14/31002-20181114ARTFIG00294-le-8220pacte-mondial8221-sur-les-migrations-ou-comment-nait-une-verite-officielle.php

(3) Ibidem.

(4) Entretien avec Jean-Claude Michéa : https://www.youtube.com/watch?v=mrqDok8-69c
A 1 minute 14 : « Combien coûte, en kérosène, la réalisation d’un monde où chacun vivrait en nomade attalien ? On a souvent parlé de gauche caviar, je me demande s’il ne vaudrait pas mieux parler de gauche kérosène. [Le nomade attalien] vit sa dépense de kérosène comme sa grande contribution à l’avenir de l’humanité ».

(5) « Migrants : le trafic d’êtres humains rapporterait 35 milliards de dollars aux passeurs », latribune.fr, 01/06/2017. Lien : https://www.latribune.fr/economie/international/migrants-le-trafic-d-etres-humains-troisieme-secteur-le-plus-lucratif-des-crimes-organises-728210.html

(6) « Aujourd’hui transformés en une religion séculière de nature millénariste obsédée par la non-discrimination, les droits de l’homme exposent chaque peuple européen à voir les membres d’un autre peuple s’installer massivement chez lui et mettre à profit ces droits pour travailler à le détruire, pour faire prévaloir leur mode de vie et leurs valeurs, au détriment de ceux du pays d’accueil. […]
L’admission, au nom des droits de l’homme, de tous les individus présents sur le territoire d’un pays européen à multiplier les revendications et les actions juridiques fournit à ces individus une arme en principe contre l’Etat, mais en réalité contre le groupe humain du pays d’accueil. Comme le rappelait le grand juriste que fut le doyen Georges Vedel, l’Etat n’est que ″l’organisation politique du peuple″. Si bien que tout ce qui est gagné contre l’Etat d’un pays est gagné contre le peuple dont cet Etat est le visage institutionnel. » Jean-Louis Harouel, Les droits de l’homme contre le peuple (2016).

(7) Pierre-André Taguieff, Le sens du progrès, 2006.

(8) Christophe Guilluy, La France périphérique, 2016.

(9) « L’enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine. C’est un des plus difficiles à définir. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l’existence d’une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d’avenir. » Simone Weil, L’enracinement, 1949.

Obono à la Sorbonne : L’enseignement supérieur infiltré par les indigénistes

Le ver est dans le fruit… Danièle Obono, député de la France qui défèque sur son histoire dès que l’occasion lui en est donnée – en soutenant notamment tout sourire des niqueurs de France – siège désormais dans le conseil d’UFR de l’Université française la plus connue, en tout cas à l’international, avec un prestige intellectuel inexistant.

Cette personne n’a pas la moindre qualification, à quelque titre que ce soit, pour définir ou orienter l’enseignement d’une faculté. Mais pour la gauche, si, elle en a une : elle hait son pays d’adoption et représente tous ceux qui le haïssent. Pour LFI jusqu’à présent, et désormais pour Paris 1, être anti-France signifie être compétent.

L’enseignement supérieur valide donc son infiltration par les indigénistes. Les activistes l’infiltrent afin de poser un vernis « scientifique » sur leurs engagements les plus radicaux. Rappelons qu’à l’occasion des dix ans des Indigènes de la République, Danièle Obono avait encensé le parti indigéniste.

Comme le souligne e risque c’est de voir l’université Française devenir le cheval de Troie de tous les courants nés au sein de la gauche radicale américaine la plus folle.

Pourquoi nous soutenons la hausse des frais pour les étudiants extra-européens

Dans le cadre des rencontres universitaires de la francophonie, le Premier ministre a annoncé une hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-européens pour remédier à la baisse importante du nombre d’étudiants étrangers. Sans surprise l’UNEF ou la FAGE sont montées au créneau.
Privilégiant le pragmatisme à l’idéologie, voici notre décryptage.

On commence très simplement (les gauchistes consultent de plus en plus nos articles) : les frais d’inscription dérisoires sont la principale raison de l’altération de la qualité des formations de l’enseignement supérieur. Aider les Français en les maintenant à un niveau très bas, d’accord. Et c’est déjà extrêmement lourd à financer. En faire profiter des étudiants étrangers, hors de question.

Par ailleurs, de quoi parlons-nous ? Comparer cette hausse à ce qui se pratique partout ailleurs est ridicule. Les universités américaines réclament l’équivalent de plusieurs dizaines de millieurs d’euros par an… idem pour les anglaises, les australiennes, les chinoises et les japonaises réputées. Les montants indiqués par le Premier ministre (2 770 € en Licence et 3 770 € en Master et Doctorat) restent accessibles au plus grand nombre.

En tout état de cause, la quasi-gratuité au profit de personnes étrangères est parfaitement injustifiée dans la mesure où des bacheliers français, parfois reçus haut la main, sont toujours écartés par manque de places dans les universités.

Dernier point, même si l’on a à coeur de défendre le rayonnement de l’enseignement supérieur français, l’argument de sa quasi-gratuité ne tient pas. En effet malgré leur prestige historique, les universités et grandes écoles françaises ont enregistré une diminution de 8,1% du nombre d’étudiants étrangers entre 2010 et 2015. Pour quelles raisons ? Pas de hausse des frais sur cette période…

L’UNEF, en souhaitant une augmentation du budget de l’Enseignement supérieur mais en s’opposant à cette idée du gouvernement, fait une nouvelle montre de son goût pour l’incohérence.

Mélenchon, « l’ancienne France » t’emmerde !

Depuis quelques temps, il est légitime de se demander si Mélenchon ne suit pas la route d’une relégation à un rôle d’opposant contrôlé au pouvoir en place… Sa campagne électorale, lors de l’élection présidentielle de 2017 avait pu laisser penser qu’il pouvait s’élever à l’auguste rang de chef de l’Etat, au moins dans la posture et les discours : la marseillaise et le drapeau tricolore étaient de rigueur, la communauté nationale était sainement exaltée comme contre-feu salutaire des divisions communautaires, sociales et territoriales. Fini le rouge qui tâche de sa campagne de 2012 et l’invocation « des Arabes et des Berbères » sans qui la France ne pouvait avoir d’avenir.

Une fois passée cette acmé, voilà Mélenchon réempêtré dans les oppositions idéologiques qui brouillent la cohérence de son parti, tiraillé entre « gauchistes » (militants communautaires) et « patriotes de gauche » (souverainistes sociaux dont le chef de file est Djordje Kusmanovic). Mélenchon aboie toujours aussi fort sur l’estrade, mais n’assume plus ses propos une fois placé devant son ennemi, comme à Marseille (1). Ennemi face auquel il se trouve étonnamment amadoué, presque conciliant voire gêné.

Les indigénistes sont toujours là, indéboulonnables, tandis que les saines positions sur l’immigration de Djordje Kusmanovic, en phase avec les attentes du peuple, sont contrebattues au sein même de la France Insoumise (2). Entre ces factions en lutte au sein de sa propre formation, Mélenchon ne tranche pas, préférant ménager la chèvre et le chou, glissant paresseusement dans le siège confortable réservé à l’opposition contrôlée : il faut pour cela quitter la posture gaullienne supra-politicienne, laisser derrière soi le poids et le sérieux de l’affirmation proprement politique de la puissance, de l’indépendance nationale, le poids de la suprême et non-négociable unité souveraine opposée aux communautés, tribus, intérêts particuliers, lobbies, ainsi qu’aux influences étrangères et supra-nationales (Union Européenne).

Il fallait donc s’y attendre, les poncifs gauchistes sont de retour à mesure que la distance par rapport au vrai Politique s’accroît. Ce renoncement au Politique transcendant les factions rivales s’accompagne presque mécaniquement d’une complaisance envers les communautarismes, une véritable noyade dans le marigot sub-politique des intérêts particuliers, indigne d’un véritable chef d’Etat français.
Les refrains immigrationnistes et communautaristes refont donc surface comme un cancer : témoin cette saillie en Seine-Saint-Denis dont la population serait censément « la France nouvelle », recyclage du refrain de 2012 relatifs aux « Arabes » et « Berbères ». Cet événement offre l’occasion d’une réflexion de plus grande ampleur sur le parti de Jean-Luc Mélenchon. La vigueur patriote de 2017 reléguée loin derrière, la France Insoumise fait revenir au grand galop le naturel qu’elle avait tenté de chasser il y a un an, ce « naturel » devant être compris comme les tendances gauchistes qu’incarnent évidemment ses lieutenants Obono et autres Clémentine Autain, mais moins évidemment ce jeune militant de gauche que Mélenchon lui-même fut durant sa jeunesse, et qu’il se refuse à tuer.

La France nouvelle ? Ces populations, majoritairement d’origine immigrée, dont le géographe Christophe Guilluy a montré les indéniables chances d’ascension sociale, ainsi que l’importante mobilité professionnelle et territoriale, sont en réalité bien intégrées – quoi qu’ils en pensent eux-mêmes – aux métropoles, cœur battant de l’économie (3). Elles ne sont donc pas, loin de là, représentatives de « la France », ni même des vraies « classes populaires ». Elles forment ce que le discours médiatique et l’expertocratie qui lui donne son peu de densité appellent les « populations défavorisées » voire « discriminées », soit l’écran de fumée diversitaire que l’on tisse pour masquer les véritables fractures sociales (4). A la marge des métropoles mais toujours en lien avec elles, avec leurs avantages, opportunités d’emploi et services publics, ces populations ne sont pas les plus laissées à l’abandon lorsqu’on les compare à cette « France périphérique », celle des chômeurs, des travailleurs en difficulté, celles des gilets jaunes, soit 60% de la population ! Eux sont les vrais laissés-pour-compte de la mondialisation et de son corollaire géographique, la métropolisation.

Cette France périphérique, majoritaire, cette classe moyenne en effondrement permanent ne ferait donc pas partie de la « France nouvelle » sur laquelle Mélenchon compterait s’appuyer pour « tout changer » ? Et quand on sait ce qui attend notre pays en termes de flux migratoires issus d’Afrique subsaharienne (5), le chef de LFI ne miserait-il pas sur un prolétariat de substitution destiné à remplacer les classes populaires actuelles, pas assez à gauche, trop désillusionnées et abstentionnistes ? Cette complaisance face à l’avancée démographique d’une population d’origine étrangère dont rien n’indique les qualités majoritaires d’intégration civique et culturelle rappelle des procédés clientélistes bien connus à gauche (6), ainsi qu’une certaine veulerie face aux indéniables menaces qui en découlent et qui menacent tout autant des standards culturels qui nous sont chers que les principes républicains les plus fondamentaux, tels que la laïcité.

Car revenons aux propos de Mélenchon : s’il y a une « nouvelle France », y a-t-il alors une « ancienne France », une France du passé en quelque sorte, destinée aux oubliettes ? C’est l’idée perfide qui sous-tend son propos. Mélenchon a de toute évidence repris en main les vieilles recettes du PS, consignées dans ce que Guilluy appelle la « feuille de route identitaire » de Terra Nova (7) : abandonner les ouvriers pour leur préférer les minorités ethniques, récupérées dans un discours politique intéressé, comme des vaches dont on flatte la croupe, avant d’en traire les voix.

Ce sursaut de xénolâtrie s’explique par l’utilisation de cette ficelle usée : le fameux think-tank conseiller du PS n’avait-il pas préconisé à des fins de vigueur électorale, dans sa publication de 2011, d’instituer sans l’avouer une véritable préférence immigrée ? A cet égard, c’est bien Terra Nova qui parla, avant Mélenchon, de « France de demain ». (8) Le PS comme horizon ultime d’une France Insoumise ayant renoncé à une véritable ambition politique, c’est le funeste destin qui attend un Mélenchon en passe d’être, au sein de son propre parti, sûrement remplacé (oui, lui aussi) par d’autres, plus fringants et plus jeunes.

Quoi qu’il advienne de cette formation, elle se condamne à rester la piteuse aile gauche de l’opposition au parti central, opposition que l’on fera mousser lorsqu’il sera nécessaire de garder la cohésion dans les rangs de LREM, comme un chien de berger mord de temps en temps le jarret des moutons pour empêcher le troupeau de se débander…

(1) L’Express, 08/09/2018, « Marseille : quand Mélenchon croise Macron… et rétropédale » : https://tinyurl.com/y7kfvkvf
(2) Le Monde, 13/09/2018, « Mélenchon désavoue son porte-parole, et ses propos sur l’immigration » : https://tinyurl.com/ydchzs7s
(3) La France périphérique, Christophe Guilluy (2014) : « Comme l’a montré l’économiste Pierre Veltz, avec la mondialisation, les activités industrielles se concentrent désormais dans les grandes métropoles qui constituent aujourd’hui une « économie d’archipels et de réseaux ». […] En France, on estime que les 4 régions contenant les principales agglomérations fournissent 52,6% de la valeur ajoutée française […]. Si on ajoute les autres métropoles (Toulouse, Nantes, Bordeaux, Rennes, Montpellier, Aix-Marseille) on obtient plus de 80% de la production nationale. » (Chapitre 3, « La France des métropoles »).
(4) Fractures françaises, Christophe Guilluy (2010) : « Stigmatisée et victimisée, la « banlieue-ghetto » participe à la construction d’une représentation erronée de la société française. Hormis le fait qu’elle empêche de poser le véritable diagnostic des quartiers sensibles, elle masque l’importance des nouvelles dynamiques urbaines et sociales. La situation des banlieues est d’accord la conséquence de l’émergence d’une nouvelle géographie sociale insuffisamment prise en compte. » (Chapitre 1, « Un ghetto intellectuel et médiatique »).
(5) Voir les analyses et prédictions de Stephen Smith dans son essai La ruée vers l’Europe (2018) : « L’Europe vieillit et se dépeuple. L’Afrique déborde de jeunes et de vie. Une migration de masse va se produire. Son ampleur et ses conditions constituent l’un des plus grands défis du XXIème siècle. L’Union Européenne compte aujourd’hui 510 millions d’habitants vieillissants ; l’Afrique 1,25 milliard, dont quarante pour cent ont moins de quinze ans. En 2050, 450 millions d’Européens feront face à 2,5 milliards d’Africains. D’ici à 2100, trois personnes sur quatre venant au monde naîtront au sud du Sahara. » (Quatrième de couverture).
(6) Fractures françaises, Christophe Guilluy (2010) : « En épousant l’économie de marché, les socialistes français adoptent aussi une sociologie « américaine », directement influencée par la question du ghetto. L’attention de plus en plus grande pour les banlieues et les minorités ira ainsi de pair avec une indifférence croissante pour la classe ouvrière en particulier et, plus massivement encore, pour les couches populaires des espaces périurbains et ruraux. Ce basculement du social vers le sociétal est corroboré par l’omniprésence du thème des banlieues et/ou de la question ethnique dans tous les discours politiques ». (Chapitre 2, « La gauche française dans le ghetto »).
(7) La France périphérique, Christophe Guilluy (2014) : la véritable « feuille de route de la gauche est désormais celle de Terra Nova, tout simplement parce qu’elle correspond véritablement à ce qu’est le parti socialiste aujourd’hui, un parti libéral mâtiné de « gauchisme culturel », selon l’expression de Jean-Pierre Le Goff. »
(8) « Gauche, quelle majorité électorale pour 2012 ? », Terra Nova, 2011 : « En France, comme partout en Europe et en Amérique du Nord, l’électorat de la gauche est en mutation. La coalition historique de la gauche centrée sur la classe ouvrière est en déclin. Une nouvelle coalition émerge : « la France de demain », plus jeune, plus diverse, plus féminisée. Un électorat progressiste sur le plan culturel. » (En ligne : https://tinyurl.com/yau7n8ts).

🚨 Abus de pouvoir au CROUS de Paris : concerts et défilés africains organisés par le président d’une résidence étudiante 

🚨 Abus de pouvoir au CROUS de Paris : le président d’une résidence étudiante est accusé d’organiser des concerts et des défilés pour la diaspora camerounaise ainsi que de loger gratuitement des proches.

L’UEP a été contactée par des étudiants logeant au sein de la résidence étudiante Citeaux, située au 45 boulevard Diderot, à Paris. Cette résidence est rattachée au CROUS, établissement public chargé du logement étudiant, de la restauration universitaire et de la vie culturelle étudiante.

Depuis trois ans, dans les locaux de la résidence destinés aux étudiants, Francis Yengue, employé du CROUS de Paris et président de cette résidence, a organisé plusieurs galas de bienfaisance pour la diaspora camerounaise, des réveillons, des défilés et même des concerts. Le tout, en facturant les entrées et en causant de fortes nuisances pour les étudiants. Le tapage, récurrent, s’étire parfois toute la nuit, y compris en période d’examen (trois-cents étudiants logent dans cette résidence).

Des soupçons pèsent également sur M. Yengue concernant l’hébergement, à titre gratuit, d’au moins deux personnes de sa famille, un neveu et une nièce. Des places seraient potentiellement occupées de façon illégale, par des personnes non étudiantes – un jeune sans activité et un actif – au détriment des étudiants à la recherche d’un logement mis sur liste d’attente.

Le CROUS Paris couvre cet individu. Les étudiants de la résidence ont envoyé un courrier au chef de cabinet du CROUS Paris le 13 septembre. Un entretien a eu lieu dans la foulée au cours duquel plusieurs étudiants ont pu témoigner au sujet des événements organisés et des logements concédés. A la question de savoir si ces locaux étaient privatisables, Brigitte Nezondet (chef de Cabinet du directeur du CROUS de Paris) et Jean-Pierre Begin (directeur de la modernisation et du développement des politiques de sites) ont répondu que la location devait être justifiée par une mission à destination des étudiants, comme ce serait le cas pour de la formation professionnelle. En aucun cas ces locaux ne peuvent permettre la tenue d’évènements privés et facturés, encore moins source de tapage nocturne. Les responsables du CROUS Paris susmentionnés, à qui des flyers et des photos des évènements ont été communiqués, ont indiqué lors de cet entretien qu’une enquête allait être menée. Aucune suite n’a cependant été donnée depuis la rentrée.

Des étudiants ont décidé de s’adresser directement ce samedi soir, à l’issue d’une énième cérémonie « Miss africaine », à M. Yengue, lequel a dans un premier temps nié en bloc les nuisances, puis invité les étudiants dérangés à déménager ; lien vers vidéo des échanges entre des étudiants et M. Yengue :
https://www.dropbox.com/s/1810gile79n3qju/Vid%C3%A9o%20sur%20le%20directeur%20de%20la%20R%C3%A9sidence%20Citeaux%20interpellant%20avec%20violence%20les%20%C3%A9tudiants.mp4?dl=0

Les étudiants réclament la fin immédiate des nuisances nocturnes liées aux évènements organisés par M. Yengue et souhaitent que les locaux soient de nouveau mis à leur disposition et non détournés à des fins communautaires.

Ils souhaitent également mettre en lumière publiquement les abus de pouvoir commis M. Yengue et l’inaction du CROUS.

Lien vers plusieurs événements organisés par M. Yengue dans les locaux du CROUS :

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1149024701913778&set=a.125836310899294&type=3&permPage=1

https://www.facebook.com/pg/rencontresafricaines/photos/?tab=album&album_id=1756466374595556

https://www.facebook.com/andremari.magagnie/media_set?set=a.596351454048174&type=1

https://www.facebook.com/groups/164386030399952/permalink/813467295491819/

Acquittement d’un violeur clandestin : les cultures allogènes priment désormais sur la loi

Un réfugié bangladais a été acquitté d’un viol sur mineure car il n’avait pas « les codes culturels ».

A ce stade, à ce stade… plus qu’à reprendre à son compte la formule du groupe Assassin en guise de commentaire, « la Justice, nique sa mère ». Oui vraiment, car on peut s’attendre à ce que ce motif hallucinant soit systématiquement évoqué pour excuser toutes les agressions sexuelles que commettront les clandestins, toujours plus nombreux sur notre territoire.

Manifestement certains juges souhaitent jouer le rôle des avocats en défense. Plutôt que d’inspirer la crainte aux criminels, ils leur cherchent des excuses, toujours plus folles. Même celles que l’on n’oserait donner, même en désespoir de cause.

Pour certains juges, la vie des Français, l’honneur et la sécurité des Françaises, sont sujets négligeables en comparaison d’objectifs idéologiques. Quant aux jurys populaires, dont trois juges font parti, ils semblent avoir perdu le sens commun.